Cordoba, Bariloche, Tigre – Argentine – Mars 2026
- 11 avr.
- 4 min de lecture
Troisième voyage en Argentine, pays que je trouve si beau. Je suis partie en solo, essentiellement pour randonner. A noter qu’il est facile de se déplacer d’une ville à l’autre par les transports en commun mais il l'est moins de comprendre l’espagnol argentin (prononciation, conjugaison, vocabulaire différents).
J’ai commencé par la région de Cordoba, qui, je l’avoue, même si elle est belle, ne m’a pas émerveillée dans le sens où je n’ai pas trouvé de sites grandioses ni de paysages très différents de ceux de ma région. De plus, et ce fut le cas TOUT le long de mon voyage de trois semaines, la météo a été très grise et pluvieuse. J’ai cependant bien apprécié les trois jours passés à Capilla del Monte, à une centaine de kilomètres de Cordoba, à côté d’un joli lac.
Des lacs, j’en ai admirés plusieurs dans la région de Bariloche (nord de la Patagonie). Parfois gris et agités, parfois calmes et d’un bleu profond. Cette région est surnommée « la Suisse argentine » et il y a clairement un air de famille ! Il a fait très froid pour la saison et la pluie m’a accompagnée tous les jours, parfois une demi-journée entière. J'ai même marché 8 km sous une pluie battante uniquement pour faire passer le temps en attendant l’heure du bus… J’ai pu avoir la preuve que j’étais bien équipée en matériel étanche. Autre avantage : je n’ai pas eu à acheter de crème solaire.
Les chemins de randonnée où je suis passée étaient tous praticables : bien marqués, terrain facile, bien balisés et paradoxalement, peu boueux car le vent sèche vite les flaques. Les ascensions étaient parfois longues mais pas raides. Celles qui m’ont le plus marquée ont été le mont Goye (paysage 360° au final), le mont Llao Llao où je suis restée une heure à admirer le panorama marqué d’un arc-en-ciel total (oui, l’arc-en-ciel a duré une heure), ainsi que le refuge Frey où la vue sur le lac ressemble énormément à celle du Fitz Roy et où l’on descend en corniche avec panorama sur le lac Gutiérrez.
Pour visiter Tigre, la "Venise argentine", j'ai séjourné à Buenos Aires. Petite anecdote : en 2009 j’avais visité le quartier pittoresque de La Boca à 7h du matin (en groupe) alors que je venais d’atterrir de France. J’étais ivre de sommeil, tout était fermé à cette heure-là, je n’avais pas vraiment apprécié la visite et m’étais dit que si je retournais un jour à Buenos Aires, je reviendrais en fin de journée. Cette fois-ci, j’y arrive vers 18h30, c’était très animé. Mais à peine quinze minutes plus tard, la plupart des restaurants, cafés et magasins commençaient à fermer ! Car le soir, « ça craint » parait-il. J’ai juste eu le temps de faire quelques photos et de reprendre le bus en vitesse pour éviter tout risque d’agression. Pas de chance avec ce quartier !
Côté gastronomie, je ne me suis pas privée de Malbec (vin rouge) ni de viande. Elle est tellement savoureuse et tendre, que ce soit de l’agneau, du bœuf ou du porc. Les hamburgers battent largement leurs homologues américains. Tous les restaurants proposent des plats italiens, notamment les « sorrentini » (raviolis frits) et les escalopes milanaises. Les glaces sont excellentes. Le café expresso peut être très bon comme très mauvais… Presque tous les jours, j’ai mangé un « alfajor », biscuit fourré au dulce de leche (confiture de lait). C’est la pâtisserie emblématique, elle n’a jamais le même goût selon qui la fabrique. J’ai également goûté aux chipas, sortes de petites gougères. Bariloche est la capitale du chocolat, on y trouve des chocolatiers tous les vingt mètres. Dur pour le régime !
La vie n’est pas chère dans l’ensemble, j’ai dépensé beaucoup moins que prévu. On peut manger au restaurant et boire un verre de vin pour à peine 20€, souvent 15€ (sauf viandes rouges grillées). Le coût d’un trajet en transport en commun est parfois dérisoire (certes, un train peut mettre une heure pour parcourir trente kilomètres mais les vendeurs ambulants mettent un peu d’animation, alors ça passe vite).
Côté circulation, j’ai déduit que les passages piétons étaient là uniquement pour la décoration car jamais un véhicule ne laisse la priorité à un piéton, même engagé sur le passage. Ledit piéton se fera même klaxonner !
J’ai eu l’occasion d’assister à la commémoration du cinquantième (et triste) anniversaire du 24 mai 1976, date du coup d’état ayant donné lieu au régime de dictature et de répression par les assassinats, séquestrations et tortures. Il est émouvant de voir que cinquante ans après, les victimes de ce régime ne sont pas oubliées et que le peuple (toutes générations confondues) exige du gouvernement de savoir ce que sont devenues les trente mille personnes restées « disparues » à ce jour. La foule était extrêmement nombreuse à manifester, notamment avec le portrait d’un proche disparu.
Parlons du rythme de vie argentin : avant 10h du matin, il ne se passe pas grand-chose en ville. Les déjeuners ont lieu dans la première moitié d’après-midi, les goûters peuvent être pris à 19h (café + pâtisserie) et les dîners rarement avant 21h. Une jeune m‘a dit que les boîtes de nuit commencent à se remplir seulement à partir d’une heure du matin, voire plus tard. Même pour les randonnées, le rythme est bizarre pour nous : démarrage à partir de midi, histoire d’arriver au sommet vers 14h-15h pour le pique-nique… Au moins j’étais tranquille quand je partais tôt !
En conclusion, ce voyage en Argentine a été riche mais décevant à cause de la météo. J’ai pu prendre cependant de beaux clichés lors des éclaircies… quand il y en avait.
Sélection des meilleures photos ici.















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